La photo en course hippique
"C'est une super victoire pour Rikito Star suivi de près par Rikita!" (ces noms de chevaux ont été inventés). Et zut! Vous n'avez pas eu le temps d'appuyer sur le déclencheur de votre appareil photo ou sur l'écran de votre smartphone que la course hippique est déjà terminée.
Pour éviter cette déconvenue, la première chose à faire pendant une course turf, est de bien vous placer le long de la piste. Analyser la lumière et changer régulièrement de place "L'emplacement est primordial en photographie turf sportive, lance Jean-Luc Lamaere, photographe officiel du Trot. Il faut choisir le lieu où se placer en fonction du terrain, de l'attitude des chevaux à cet endroit précis et en analysant de quel côté vient la lumière." Un de ses homologues photographes, semi-professionnel, donne un exemple: "A Vincennes (Val-de-Marne), on peut se placer tout au bout de la piste dans le dernier tournant. A cet endroit, on voit les coureurs arriver de face. Beaucoup de photographes se positionnent à l'arrivée, du coup il y a de la place dans le virage."
Une belle photo c’est comme un bon pronostic turf proposé par quartie Cette astuce vous permettra de faire des photos qui changent du classique cliché de profil du cheval franchissant le poteau d'arrivée. Autre conseil du spécialiste de l'image, passionné de chevaux: "Il faut changer de place au fur et à mesure de la course." On peut également s'inscrire pour suivre l'épreuve en mouvement depuis un bus suiveur, "mais avec la vitesse et les vitres, ce n'est pas l'idéal pour les photos", remarque Jean-Luc Lamaere. "Au moins un téléobjectif" Aux amateurs possédant un appareil reflex, le photographe de courses hippiques recommande de venir à l'hippodrome "muni d'au moins un téléobjectif pour être au plus proche de l'action". Pour prendre des photos de chevaux lancés à toute allure, choisissez le mode "priorité vitesse", l'engin adaptera ensuite l'ouverture selon la lumière. Il n'y a pas de règle universelle pour choisir la vitesse d'obturation, mais le photographe freelance conseille "d'être en 1/800 de seconde. Il faut ensuite augmenter la vitesse si la luminosité commence à baisser". Pour saisir le bon moment "mieux vaut "mitrailler"", s'accordent à dire les deux photographes. Pour les spectateurs disposant seulement d'un smartphone, vous pouvez quand même vous faire plaisir "en prenant des photos du peloton, de loin, avec les drapeaux et la foule acclamant les coureurs, par exemple", explique Jean-Luc Lamaere.